mardi 11 octobre 2016

Vendredi 16 septembre 2016

8ème jour


Ce matin, le temps se dégrade encore un peu plus. Lorsque j'ouvre la fenêtre, c'est le déluge. Je sens que la journée va être difficile et au briefing du petit déjeuner, Matéo confirme, journée de m... mais pas le choix, il faut poursuivre. Notre dernière étape en Corse du Sud nous mènera principalement en forêt avec un dénivelé positif de 250 m pour 960 m de négatif. C'est ce tracé sur une zone sans difficulté qui nous permet d'éviter de prendre une variante qui pourrait nous rallonger. Donc au menu 20 kms de galère qui commencent dès 8h le matin sous la pluie torrentielle. Nos chemins deviennent des ruisseaux. J'ai pris soin de mettre mes guêtres, mon vêtement de pluie. Par dessus mon sac à dos, je mets une protection contre la pluie et le tout enveloppé par ma bâche verte. Au bout de deux heures, je commence à sentir un peu d'humidité dans le dos. Mais çà va.
















Nous passons au pied des bergeries de Scarpaceghje et d'Alzeta encore utilisées en périodes estivales, mais les pauses sont raccourcies en raison du mauvais temps, car tout le monde a hâte d'arriver. Puis vers 11 h, en passant le Bocca Palmente à 1640 m (où soit dit en passant, les guides nous vantent un magnifique point de vue à l'Ouest sur les Monte d'Oro et du Rotondu, à l'Est sur la forêt de Ghisoni, la plaine orientale et ses étangs) nous entamons la longue descente jusqu'à Vizzanova. En fait de point de vue, nous avons eu droit à un avis de tempête, fortes rafales et pluies diluviennes.

Mais là encore, la nature nous offre toute sa panoplie de sensations. Odeurs de Champignons, arc en ciel et salamandre.








Arrivés au petit hameau, nous voyons un petit café dont le barman attend impatiemment le chaland. Sans se faire le mot, tout le monde souhaite y entrer pour prendre un petit réconfort bien chaud. Il ne sera pas déçu de cette tornade, dans un endroit si calme. Quinze randonneurs dégoulinants de toutes parts, harnachés comme des forçats, pénètrent dans ce havre bien sec, et le transforment en quelques minutes en une véritable piscine. Il faudra plusieurs passages de raclettes pour enlever toute l'eau ainsi répandue au sol. Après un petit quart, se pose la question, que fait-on pour poursuivre notre chemin. Il reste un peu plus d'une heure de marche pour rejoindre notre gîte à Tattone. Tout le monde est gelé, car on se refroidit malgré tout. Moi même, je n'ai plus rien de sec, je nage dans mes chaussures, même mon slip est mouillé. Heureusement Matéo est là et il a pu contacter notre gîte qui va nous envoyer une petite camionnette pour venir nous chercher par 4 ou 5. 

Arrivés à destination, opération sèchage. Les fils à linge sont pris d'assaut. Douche chaude et enfin, nous pouvons prendre des affaires sèches. Heureusement le soleil veut bien nous aider et nous offre à nouveau ses quelques rayons de soleil. Mais pour les chaussures cela va être plus compliqué. J'ai bien tenté d'introduire quelques feuilles de journaux, mais ce n'est pas suffisant. Là encore, la providence fait bien les choses, le gérant veut bien nous allumer un feu dans un pôele à bois. Et aussitôt une vingtaine de pairs de gros godillots s'amoncellent devant, faisant un véritable mur des lamentations et dégageant une odeur pour le moins exotique...

La nuit aidant, elles seront quasiment sèches le lendemain matin.

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