mercredi 26 octobre 2016

Samedi 24 septembre 2016

16ème jour


Aujourd'hui, pour une fois, je vais faire une grasse matinée. Il fait doux et le soleil caresse mes joues. Je rejoins à pied la gare pour prendre un bus qui me conduit directement à l'aéroport. Là je croise par hasard Jacques qui prend son avion vers 10h30. Nous prenons un café ensemble une dernière fois. Moi j'ai le temps le mien ne part qu'à 13h30. 







Après deux heures de vols j'attéris à Nantes. Il y fait un peu plus frais. Je rejoins en bus la gare SNCF, car j'ai un bus vers 17h. Sur le quai, je lis les panneaux qui précisent qu'il n'y a pas de bus le samedi et les dimanches après-midi. Je m'enquiers donc par internet de savoir si je peux trouver un covoiturage. Bingo j'en trouve un vers 20h mais à la sortie de Nantes. Je recherche, sur internet toujours, quel bus le "Tan" peut m'emmener vers le lieu de rendez-vous.j'en trouve un. Maintenant j'essaye de prendre au distributeur automatique un ticket. Hélas il ne prend pas la CB pour un si faible montant. J'ai pas de monnaie, je vais prendre un petit café, afin d'en obtenir un peu et je prends mon ticket. Quelques minutes plus tard je prends le TAN pour me rendre à mon point de rendez-vous. J'ai un petit quart d'heure d'avance. Super je serais à la maison à 22 h, car par chance, la conductrice  Honorine me dépose au bout de la rue.


Fin du voyage. Cette journée est presque plus fatiguante qu'une bonne randonnée sur les montagnes corses.

Vendredi 23 septembre 2016

15ème jour


Ce matin nous partons pour une petite randonnée en boucle de 4h sur 6 kms avec un dénivellé positif et négatif de 730 m. Le programme, c'est ascension jusqu'à Bocca di Stagnu à 2003 m puis vers le sommet de Muvrella à 2148 m. Toujours dans une ambiance très alpine nous évoluons de nouveau dans un environnement très rocailleux où il faut encore franchir des passages rocheux très délicats. Tout ceci pour découvrir de splendides vues sur la baie de Calvi.

7h30, le soleil est toujours au rendez-vous pour nous accompagner dans cette ultime escalade. Nous nous extirpons de la forêt pour partir à l'assaut de ces moments magiques où l'homme est seul  (ou presque) face à la nature minérale imposante.


















Je me demande parfois comment les pins laricio peuvent pousser dans cet environnement si hostile.
















Le col est atteint vers 9h30, nous y faisons une petite pause avant de repartir vers les cieux !!!

Derrière ces sommets se cachent le cirque de la solitude, qui porte bien son nom depuis la tragédie de l'an passé. Mais regardons devant nous pour faire notre dernière grimpette et admirer un joli 360 degrés.








A cette hauteur, plus de 2100 m, nous avons l'impression de dominer le monde. Mais soyons modeste, la nature est plus forte que nous et sait nous le rappeler. Déjà les nuages s'accumulent et nous envahissent pas petites vagues, signes précurseurs d'un temps qui se gâte et qui, en montagne, peut tourner rapidement à l'orage. Aussi nous redescendons plus bas, pour pique-niquer à l'abri. 










A l'arrivée au "Chalet" vers 14h30, nous récupérons toutes nos affaires pour embarquer dans un minibus qui nous descendra par de petites routes sinueuses vers Ajaccio. La pluie s'invite à notre embarquement, mais préfère rester accrochée à ses rochers et nous laisse partir. Sur ces routes, les vaches, ânes ou cochons sont prioritaires, aussi il faudra parfois patienter quelques instants pour qu'ils veuillent bien laisser la place aux chevaux "vapeurs". C'est le soleil qui nous accueille dans la capitale de l'ïle de beauté ainsi que sa douceur.




Je vais cette fois-ci trouver une chambre, à l'hôtel Le Dauphin, que je vais partager avec Bernadette, en tout bien tout honneur. Puis nous nous donnons rendez-vous ce soir pour nous offrir un bon petit restaurant, évoquer notre périple et faire nos adieux. Autour de cette table sont présents Bernadette, Rebecca, Sophie, Stéphane, Adeline, Audrey et moi.

mardi 25 octobre 2016

Jeudi 22 septembre 2016

14ème jour

Nous allons faire la plus dure journée de notre périple. En effet, il ne faut pas moins de 9h de marche pour arpenter les 1200 m de dénivelés aussi bien positifs que négatifs. Cette étape mythique fait partie de la légende du treck au coeur du massif de Cinto à 2706 m. Le GR 20 se contentera de passer par la pointe des éboulis à 2604 m. C'est un itinéraire rude, alpin, montagnard et aérien qui offre de magnifiques panoramas  dans un décor très minéral. Nous ne passerons pas par le Cirque de la Solitude, interdit depuis juin 2015 suite à un orage de pluie et de grêles ayant entraîné 7 morts parmi les randonneurs. Ce subit changement de temps ayant occasionné des coulées de boues et de rochers.

Toujours dans le souci d'éviter les éventuels orages en fin de journée et sachant ce qu'il peut se passer en montagne notre guide fixe le départ à 5h30, donc lever une heure plus tôt. Il faut s'habiller chaudement, la nuit est noire et il faut partir avec la lampe frontale. Notre premier objectif c'est la Bocca Crucetta à 2452 m. Il nous faut pas moins de 3h30 de montée, dans un paysage lunaire.

























Cette dernière ascension dans les pierriers est longue et sans fin, mais nous voici au col d'où la vue sur le lac Cinto est splendide. Après une petite pause bien méritée, nous allons replonger sur ce petit lac, sans pour autant l'atteindre, car cette fois-ci, c'est en escaladant  que nous gravirons, en direction du Monte Cinto, la pointe des Eboulis.



































N'attendons pas la fonte des neiges. Quelques nuages s'amoncellent ici ou là, soyons prudent, il faut redescendre vers le refuge d'Asco. Trois bonnes heures de descente où une surprise nous visuelle est prévue pour le déjeuner.





























Il est 14h quand nous arrivons enfin à ce petit havre de paix où coule la rivière Asco qui prend sa source sur les pentes du Mont Cinto.











Nous franchissons la rivière sur ce joli petit pont de bois pour entrer dans la forêt de pins Laricio qui nous conduit au refuge " Le Chalet". Il est 16h à notre arrivée. Les nuages commencent à envahir la vallée.