vendredi 30 septembre 2016

Lundi 12 septembre 2016

4ème jour


Chaque soir, notre guide nous fait un topo de la journée suivante. C'est à cette occasion qu'en fonction de la météo il fixe l'heure du départ du lendemain matin. A cette occasion il nous a indiqué que les après-midi de la semaine risquaient de tourner à l'orage et qu'il sera préférable d'éviter les crêtes à ce moment là. Ainsi, à  tout moment il pourra choisir un itinéraire bis, une variante. Mais pour aujourd'hui ce sera départ à 7h30.

Cuscionu est notre destination avec un dénivelé positif de 760 m et autant en négatif. Nous passons par des pierriers et des dalles. La prudence est de rigueur. Chaque pas doit être posé avec attention pour éviter de glisser ou de se tordre la cheville. 





Nous pique-niquons au pied du Monté Alcudina. Après cette pause nous poursuivons vers le Bocca di Chiralba, puis le plateau "pianu" situé à 1500 m, terre de transhumance d'une superficie de 50 km2. Nous arrivons vers 14h30 pour prendre possession de nos lits dans la bergerie ou pour ceux qui le souhaitent  sous les fameuses tentes qui se déplient en 2 secondes. Mais quand vous avez mis à l'intérieur les deux sacs à dos, les matelas et les 2 randonneurs,  plus question de bouger.

La fin d'après-midi est occupée à prendre une douche un peu chaude puisque solaire et préparer le sac à  dos pour demain et faire sécher le linge avant que les nuages ne s'imposent.


Je recharge mon téléphone, car j'ai été à cours d'énergie et les possibilités de faire le plein vont être limitées durant ce treck. Aussi j'opte, pour rédiger ce blog, de le faire à mon retour.


Le repas du soir est pris aux horaires des maisons de retraite,  18h30, car la nuit tombe vite. Mais cela permet de profiter d'une bonne nuit. La douceur est là et quand je me lève la nuit, au clair de lune, je peux admirer une jolie voûte céleste.




mardi 20 septembre 2016

Dimanche 11 septembre 2016

3ème jour


La fébrilité du départ est là.  Après un petit déjeuner à la fin de la nuit, nous empruntons le chemin, à 7h30 pour aussitôt grimper vers les cimes de Bavella. Après un dénivelé positif de 300 mètres nous arrivons au site granitique de l'Acellu. Le  décor est grandiose et les premiers rayons du soleil éclairent les parois rocheuses. Ces couleurs évoluent au fur et à mesure que nous grimpons. 









Dès les premiers pas, la difficulté est annoncée, le chemin sera très rocailleux.




Nous  montons à la queue leu-leu comme une chenille multicolore d'un pays exotique franchissant un tas de cailloux. Il y a deux canadiens Raymond et Jean-Jacques, une Belge flamande Werle, une Anglaise Rebecca, deux Marseillaises Danielle et Bernadette, deux jeunes mariés Bretons en voyage de noces Stéphane et Sophie, deux ex expatriés d'Afrique Jean-Luc et Corinne, deux jeunes soeurs Carcassonniennes Audrey et Adeline, Jacques le "Papy" du groupe,  moi-même et notre guide local Mateo. Pour notre 1ère  journée nous aurons un dénivelé positif de 750 m et 550 m négatif. Il faut compter sur une allure de 300 m/heure.

Ce premier itinéraire suit la variante alpine du GR20 qui nous conduira à Asinao, au refuge du même nom en 7h30.

Après 1h15 d'efforts sur un chemin très escarpé, nous arrivons à Bocca (col) di u Truvone à 1334 m. La vue y est splendide. 



Nous poursuivons,  tantôt en descendant,  tantôt en regrimpant à nouveau pour contourner les tours granitiques de l'Ariettu  de Di Vacca et de Pargulu. Ce site est un haut-lieu de l'escalade en Corse.







Après avoir basculé derrière la crête à 1662 m, la descente est raide pour rejoindre notre premier campement de base. Nous coucherons sous des tentes bi-places. Ce soir, comme sur une grande partie du treck,  pas d'électricité,  pas de douches chaudes. Le confort sera donc du minimum, je dirais même rustique. 








samedi 10 septembre 2016

Samedi 10 septembre 2016

2ème jour


Quoi de plus merveilleux que d'être réveillé par le chant des oiseaux,  bon je dois avouer que c'est surtout le passage du camion poubelle et le bruit des bouteilles tombant dans cette gueule nauséabonde qui m'a tiré du sommeil. Les dernières étoiles dans ce ciel encore sombre vont laisser progressivement place à un ciel bleu qui va devenir de plus en plus azur. Une petite toilette à mon lavabo de fortune et je descends vers le port à une centaine de mètres pour y prendre un bon petit déjeuner. Mais avant je vous laisse jeter un oeil, sur ma chambre, que j'ai eu à l'oeil,  pour cette petite nuit.




Mais avant de me rendre à mon point de rendez-vous, la gare maritime, je vais aller faire une visite de la ville natale de Napoléon. Je déambule devant le Palais Lantivy du début du XIXe qui abrite la préfecture,  pour me rendre sur le port et admirer la baie d'Ajaccio. Puis un petit tour par le marché où je me régale du festival d'odeurs et de couleurs,  pour atteindre la Place Charles de Gaulle où trône une magnifique statue du grand homme....  Napoléon.








Direction la cathédrale, puis la maison natale de Bonaparte,  le poursuis en remontant une rue bordée de palmiers jusqu'à la place d'Austerlitz où la statue de Napoléon domine le golf d'Ajaccio  et à ses pieds sont rappelés ses victoires ainsi que les grandes oeuvres qui président toujours à notre destinée: code civil, Banque de France, Cour des Comptes, Légion d'Honneur. 








Après ma pause déjeuner, je fais connaissance du groupe des 14 personnes qui partent pour notre randonnée commune de 15 jours. Nous allons en minibus vers Bavella, dans le Sud de la Corse, où nous arrivons deux heures trente plus tard. 


La route pour y arriver est déjà splendide et me met l'eau à la bouche pour demain.






Notre hôte, nous installe dans son gîte au pied du col.


Notre soirée est consacrée à la découverte de notre périple ainsi qu'à la présentation de notre guide et du groupe. Nous sommes prévenus,  profitons bien du confort de ce soir, car les prochains jours,  ce sera couchage sous tente, douche froide et réveil à 5h du matin.


Je vous joins donc la carte pour que vous puissiez suivre mon évolution.




vendredi 9 septembre 2016

Vendredi 9 septembre 2016

1er jour


Cà y est le jour J est arrivé, je dois me rendre à Nantes pour prendre l'avion pour Ajaccio. Pour cela, je vais prendre un covoiturage à 100 mètres de la maison pour me déposer juste devant l'aéroport. C'est Gilbert dans son C4 Picasso qui me prend en charge. Un retraité comme moi et grand randonneur devant l'éternel. Pas grand monde sur le trottoir en ce matin frais du vendredi. 2h30 vont suffire pour rejoindre la capitale régionale. Ce voyage paraît court, quand nous discutons avec une autre passagère Yvonne, prise à l'huisserie,  elle même randonneuse.

J'ai tout mon temps avant l'enregistrement de mes bagages, enfin ...mon sac à dos, car mon vol n'est prévu qu'à 20h35.




J'ai déjà le coeur en joie à l'idée de parcourir ce qui est considéré comme le plus beau et le plus prestigieux des GR. En effet ce tracé de haute montagne traverse la Corse en suivant au mieux la ligne de crête de l'île.

Il est l'heure de procéder à l'embarquement sur le vol Volotea V7 2602 qui me fera planer au dessus des nuages pendant 1h45, après une après-midi lecture.







Il est 20h35, l'avion s'ebranle sur la piste et va rejoindre son point de départ.  Les derniers rayons de soleil viennent de se cacher derrière les arbres qui bordent l'aéroport. Une grande traînée lumineuse au sol matérialise nos derniers contacts avec le sol Nantais. L'avion vibre, les moteurs rugissent. Nous sommes plaqués dans le fond de nos sièges et tout à coup, nous sentons le tarmac se dérober sous les roues. En Quelques secondes nous prenons de la hauteur et après un virage à gauche, les maisons apparaissent déjà en mignature,  sous les ailes comme un tapis de jeux pour enfants.  Nous voici partis pour 1h45 de vol, le ciel se voile et perd de sa luminosité. En quelques minutes il devient sombre, puis noir.

Une fois notre vitesse de croisière atteinte, je replonge dans ma lecture. 


Plus qu'un quart d'heure, nous sentons la décélération et l'avion commence à plonger.  Il entame sa descente. Nous apercevons les lumières d'Ajaccio dans la nuit noire, puis en quelques secondes, les vibrations de l'atterrissage. L'avion va-t-il réussir à stopper. Toute la carlingue tremble,  les freins seront-ils assez puissants. Un tonnerre d'applaudissements confirment que le voyage s'est bien passé. Les portes de la carlingue s'ouvrent, laissant s'engouffrer un air doux, il fait 23 degrés. A peine posé le pied sur cette île de beauté,  les palmiers et les lauriers en fleurs nous accueillent confirmant déjà un dépaysement et soulignant que les vacances commencent maintenant.


Je récupère mon sac à dos et me dirige vers la sortie pour prendre le bus, direction le centre-ville. Le départ ne se fera qu'à 23h20.


Mais arrivé dans le centre, je m'aperçois que les hôtels sont complets. J'opte alors pour un confort rudimentaire proposé par l'hôtel "belle étoile"  dans un petit jardinet privatif, près du Palais de justice, avec mise à disposition gratuitement d'un très grand écran au plafond, où ils diffusent en version originale et en boucle: demi-lune sur fond de constellation d'étoiles. Il y a une clim naturelle, le petit vent marin, avec à disposition sur le même lieu, l'eau courante au bout du jet prévu pour l'arrosage des lauriers fleurs plantés au pied de mon lit de feuillage qui embaume généreusement ma chambre d'odeurs épicées.